Ma Maman la fée

Vingt-six Juillet, 13h 51.

Je retrouve ses cheveux dorés et son regard alsacien. Ses pas, mes pas, en miroir. Son rire, le mien en écho.
Nous marchons pareille, dis mon tout petit amoureux : même cadence, même pied droit insoumis qui devis à chaque pas. Je retrouve son petit nid, croulant de livres et de photographies, son paradis d'ivresse poétique.

Dans l'air un parfum léger de vanille, une note de lilas sur les murs de sa chambre de poupée. Rimbaud, Verlaine, s'invitent au voyage, plissant leurs vers et prose dans un cuir bleu usé. Sur un édredon pourpre, Onfray fait un somme, réveillé en sursaut par un Sade audacieux. Qui sait si dans la rose de la coiffeuse crème, qui sait si dans un livre ne se cache un lutin ? :

Une pléaide de faunes, dansant à la cadence de ma Maman la fée
Ma Maman la fée

# Posté le samedi 09 août 2008 18:06

Mon tout petit petit amoureux

Mon tout petit petit amoureux
Mais Dieu ce que je t'aime , toi !

Mon amour, mon ange, mon nounours, mon c½ur, mon chocolat chaud, mon horizon, le futur père de mes futurs enfants, mon cheval sans bascule, mon bébé, ma bouillotte, mon poussin, ma ceinture de sécurité, mon tout beau, mon cachet antidépresseur, mon prince charmant, mon caliméro
Ma VIE

"Je suis ton pile,Tu es mon face; Toi mon nombril et moi ta glace Tu es l'envie et moi le geste Toi le citron et moi le zeste Je suis le thé, tu es la tasse Toi la guitare et moi la basse

Je suis la pluie et tu es mes gouttes Tu es le oui et moi le doute T'es le bouquet je suis les fleurs Tu es l'aorte et moi le coeur Toi t'es l'instant moi le bonheur Tu es le verre je suis le vin Toi tu es l'herbe et moi le joint Tu es le vent j'suis la rafale Toi la raquette et moi la balle T'es le jouet et moi l'enfant T'es le vieillard et moi le temps Je suis l'iris tu es la pupille Je suis l'épice toi la papille Toi l'eau qui vient et moi la bouche Toi l'aube et moi le ciel qui s'couche T'es le vicaire et moi l'ivresse T'es le mensonge moi la paresse T'es le guépard moi la vitesse Tu es la main moi la caresse Je suis l'enfer de ta pécheresse Tu es le Ciel moi la Terre, hum Je suis l'oreille de ta musique Je suis le soleil de tes tropiques Je suis le tabac de ta pipe T'es le plaisir je suis la foudre Tu es la gamme et moi la note Tu es la flamme moi l'allumette T'es la chaleur j'suis la paresseT'es la torpeur et moi la siesteT'es la fraîcheur et moi l'averse Tu es les fesses je suis la chaise Tu es bémol et moi j'suis dièse

T'es le Laurel de mon Hardy T'es le plaisir de mon soupir T'es la moustache de mon Trotski T'es tous les éclats de mon rire Tu es le chant de ma sirène Tu es le sang et moi la veine T'es le jamais de mon toujours T'es mon amour t'es mon amour

Je sJe suis ton pile Toi mon face Toi mon nombril Et moi ta glace Tu es l'envie et moi le gesteT'es le citron et moi le zeste Je suis le thé, tu es la tasse Toi la putain et moi la passe Tu es la tombe et moi l'épitaphe Et toi le texte, moi le paragraphe Tu es le lapsus et moi la gaffe Toi l'élégance et moi la grâce Tu es l'effet et moi la cause Toi le divan moi la névrose Toi l'épine moi la rose Tu es la tristesse moi le poète Tu es la Belle et moi la BêteTu es le corps et moi la tête Tu es le corps. Hummm ! T'es le sérieux moi l'insouciance Toi le flic moi la balance Toi le gibier moi la potence Toi l'ennui et moi la transe Toi le très peu moi le beaucoup Moi le sage et toi le fou Tu es l'éclair et moi la poudre Toi la paille et moi la poutre Tu es le surmoi de mon ça C'est toi Charybde et moi Scylla Tu es la mère et moi le doute Tu es le néant et moi le tout Tu es le chant de ma sirène Toi tu es le sang et moi la veine T'es le jamais de mon toujours
T'es mon amour t'es mon amour
"

9 mois déjà avec toi : le temps qu'il faut pour un mini-nous <3

# Posté le lundi 12 mai 2008 15:52

Modifié le lundi 19 mai 2008 05:49

Viet vo dao

C'était jeudi. J'avais, la veille au soir, jeté pelle-mele quelques affaires dans un grand sac. J'avais mis surtout des habits d'été, je m'étais dit que comme ça il ferait beau. On s'était retrouvé devant le gymnase, il y avait ces visages familiers mais qui ont pris une autre valeur à mes yeux. Et puis on est parti, direction l'Allemagne, comme 2 ans auparavant, et je revoyais déjà leur sourire et déjà le mien était à mes lèvres. Nous avons mis du temps à trouver le gymnase où l'on devait retrouver tout le monde, à Constance. On était un peu perdu dans la ville, et après être passé 3 fois devant le même sex shop, on s'est décidé à demander notre chemin. Le monsieur qui nous a renseigné c'était même pas un vrai monsieur, c'était un pirate. Tout de suite il a vu qu'on était français. Tout les allemands savaient qu'on était français, juste à nous regarder,c'est quand même bizarre.
En arrivant enfin, la première chose que j'ai faite c'est le chercher, lui. Et oui doudou aussi était convié en Allemagne. Voilà, 4 jours à nous deux, 4 jours où à chaque instant il était près de moi. Un test pour notre vie future, enfin nous partagions tout. Et puis il y avait ces hommes, ces femmes, cette famille qui m'avait tant manquée. C'est cet esprit, cette communauté qui jadis m'avait accrochée au viet vo dao. Et enfin, je retrouvais cette sensation d'appartenir à un groupe, d'avoir une famille plus légitime que celle du sang. Ils m'appellent petite soeur, souvent. Il ne faut pas oublier les entrainements, on est venu pour ça quand même. On est crevé le soir, mais content : je retrouve enfin cet enthousiasme face au viet vo dao

Resultat, je rentre avec le blues et je chante du gospel en me remémorant la guitare qui rythmait nos soirées. Parce que putain ce que c'est dur de passer d'une telle communauté à la solitude. Heureusement finalement qu'il ya la rentrée, et une autre putain de famille : la première L.

PS : le viet vo dao est l'art martial que je pratique. Et je sors d'un putain de stage de 4 jours en Allemagne, où l'on a retrouvé les clubs de là-bas, des visages que je vois trop peu souvent.

# Posté le mardi 06 mai 2008 13:50

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Un blog si peu mis à jour, décidément ça ne se fait pas. Et je me trouve bien malpolie !

Mais peut-être que je n'ai rien à dire en ce moment. Ou peut-être que ce sont des choses qui ne se font pas. Je ne veux pas voir un "j'ai mal" de ma bouche, ça m'éc½ure de sentir mes propres yeux sur mes mots, ça me donne le vertige d'en sentir d'autres. Et je crois être indécente quand je dis que je vais mal
Non décidément, je n'ai pas à aller mal. Je ne crois pas que je vais mal d'ailleurs,de toute façon je n'ai pas le droit.
Pas le droit car il y a lui. C'est vrai, je ne peux pas être malheureuse quand il est là. Pourtant, quand je le vois endormi sur mes draps d'enfant, quand je vois son torse qui se soulève tout doucement, et la pureté d'un nouveau-né dans ses yeux clos, je sens comme des larmes qui montent. Sans savoir pourquoi. Sans savoir si c'est la peur de le perdre, la peur du temps qui passe, de cet instant que je voudrais éternel mais qui bascule déjà vers le vide. Déjà son image s'évapore un peu...

Et puis il y a mon père, que je ne parviens pas à haïr, que je crois parfois ne pas aimer. Je pense qu'il souffre au fond, c'est lui l'enfant et il a l'air perdu. Quand je vois parfois ses yeux humides, quand il me dit qu'il a gâché sa vie et la notre je ne peux pas lui en vouloir. Il n'est pas méchant, mais comment peut-il me dire ces choses qui semblent sortir de sa bouche dans l'unique but de me blesser. Mon frère me défend et lui de répondre "Mais je ne l'ai fait pleurer qu'une fois cette semaine " Oui tu as raison, tu as un quota à respecter.

C'est moi qui doit être fragile, je pleure pour rien en ce moment. Mes yeux sont devenus humides quand l'amour de ma vie m'a dit qu'il n'avait pas envie de me voir ce midi. les larmes me sont montés aux yeux quand j'ai vu que mon père avait acheté un journal pour mes deux frères, mais pas pour moi. C'est bête, je sais.

Mais je ne sais pas pourquoi, ça fait mal


NB: Pffiioou écrire ça fait du bien quand même, pleurer aussi

# Posté le jeudi 17 avril 2008 15:01

Abscence

Abscence
Je te veux je te veux je te veux je te veux je te veux je te veux je te veux je te veux je te veux je te veux je te veux je te veux
A ma fenêtre il ya du soleil. Enfin, il y avait; maintenant il est trop tard et il est parti sur d'autres fenêtres.
Mais la fenêtre que je regarde moi, c'est cet écran, ce cadre lumineux qui ronronne et me jette des mots par bribe. Je comprend certains, d'autres non, souvent je m'en fiche. Je voudrais être ailleurs qu'ici, je voudrais ne pas être en train de taper sur ce clavier que je connais trop bien, que je voudrais moins connaître. Encore, il ya msn. Des petits bonhommes verts dont certains sont gentils. Des pseudos que j'attend, des noms qui font battre mon coeur quand la petite fenêtre saute et que mes yeux reconnaissent l'image familière. Mais aujourd'hui les bonhommes que j'attend sont gris, comme mon écran, comme ma fenêtre maintenant que le soleil est parti.

Le mercredi c'était ma journée. Celle où j'allais rejoindre maman dans son petit studio quand sa présence me manquait. Parfois c'est elle qui venait : papa n'était pas là. Et c'était comme avant, j'avais une maman à moi dans un endroit à nous. N'importe où en fait, mais c'était nous.
C'était la journée où lui venait encore il ya peu, notre journée à nous. Et je pouvais me perdre dans ses yeux sans craindre qu'on me vole ce moment. Ma bouffée d'oxygène dans la semaine : une odeur, un baiser, un souffle qui m'emplissaient de lui pour que je supporte son abscence.

Son abscence, leurs abscences, je ne les supporte plus

# Posté le mercredi 13 février 2008 11:42

Modifié le mercredi 13 février 2008 13:17